La CPI confirme un procès contre un ancien directeur de prison libyen accusé de torture
La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé le 16 juillet les charges visant Khaled Mohamed Ali el-Hishri, ancien directeur de la prison de Mitiga, près de Tripoli. Il est accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre pour des violences infligées à des détenus entre 2015 et 2020.
Des accusations graves et des témoignages accablants
Les procureurs présentent el-Hishri, 48 ans, comme un « tortionnaire notoire » directement impliqué dans des actes de torture, viols et meurtres. Lors des audiences préliminaires, des témoins l’ont décrit comme un des principaux instigateurs des violences et ont rapporté son surnom en prison : « l’Ange de la mort ». La procureure adjointe Nazhat Shameem Khan a détaillé des méthodes de torture, notamment des tirs visant jambes et genoux, des pendaisons de détenus les mains liées, et d’autres sévices infligés pour terroriser.
Arrestation et suite judiciaire
Arrêté en Allemagne en 2024 puis remis à la CPI, el-Hishri nie les accusations. Ses avocats avaient contesté la compétence de la Cour ; les juges ont rejeté cet argument, ouvrant officiellement la voie à un procès. Aucune date n’a pour l’instant été fixée.
Première étape d’une enquête sur la Libye post-2011
Ce procès sera le premier issu de l’enquête de la CPI sur les crimes commis en Libye depuis le soulèvement de 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, marquant une étape significative dans la recherche de responsabilités pour les exactions perpétrées dans les prisons libyennes.
Source initiale : RFI




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