Madagascar : l’ex‑ministre de l’Éducation Marie‑Michelle Sahondrarimalala condamnée à cinq ans de prison ferme
Le tribunal de première instance d’Antananarivo a condamné Marie‑Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Éducation et proche d’Andry Rajoelina, à cinq ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté de l’État ». La décision fait suite aux événements autour de la prise de pouvoir par les militaires il y a un an.
Les faits retenus par la justice
La justice malgache reproche à l’ex‑ministre d’avoir voulu renverser le régime de transition qui avait succédé au président Rajoelina. Le parquet accuse notamment Sahondrarimalala d’avoir tenté de payer des fauteurs de trouble pour déstabiliser le pouvoir en place. Les magistrats évoquent la distribution présumée de 580 millions d’ariary (environ 116 000 euros).
La défense dénonce une condamnation politique
Son avocat, Nicaise Chen, conteste la matérialité des accusations : aucune preuve matérielle de l’existence de la somme incriminée n’aurait été produite, aucun témoin n’aurait déclaré avoir reçu de l’argent et aucune traçabilité bancaire n’aurait été établie. Il qualifie la condamnation de « purement politique ».
Contexte et autres poursuites
Ministre de l’Éducation pendant cinq ans sous Andry Rajoelina, Marie‑Michelle Sahondrarimalala faisait partie de son premier cercle et avait pris la parole publiquement pour dénoncer la prise de pouvoir des militaires, affirmant notamment qu’« Andry Rajoelina reste le président de la République ». Placée en détention préventive depuis janvier, elle est par ailleurs poursuivie par le Pôle anti‑corruption d’Antananarivo dans une affaire distincte portant sur un marché public pour l’achat de tables‑bancs scolaires, où elle est mise en cause pour « abus de fonction » et « détournement de deniers publics ».
Par ailleurs, douze sympathisants d’Andry Rajoelina ont été condamnés à une peine d’un an de prison avec sursis dans la même procédure.
Source initiale : RFI




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