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Deux dirigeants d’Ansaru condamnés à la prison à vie au Nigeria, les services sécuritaires font appel

07/22/2026 Par 0 commentaire
Deux dirigeants d’Ansaru condamnés à la prison à vie au Nigeria, les services sécuritaires font appel

La justice nigériane a condamné à la prison à vie, lundi 20 juillet 2026, deux hauts commandants du groupe jihadiste Ansaru, après qu’ils ont plaidé coupable de plusieurs attentats et enlèvements. Le Département des services de sécurité (DSS) a immédiatement indiqué son intention de faire appel, estimant que la sanction est « trop légère » au regard des crimes reprochés.

Des accusations lourdes reconnues par les prévenus

Mahmud Muhammad Usman, qui s’était autoproclamé émir d’Ansaru, et Abubakar Abba étaient poursuivis pour 32 chefs d’accusation. Les charges incluaient l’organisation d’attentats et d’enlèvements majeurs, notamment l’enlèvement en 2013 de l’ingénieur français Francis Collomp, ainsi que des liens entretenus avec des groupes affiliés à al-Qaïda opérant au Sahel et au Maghreb.

Du déni à l’aveu, puis à la condamnation

Pendant des mois, les deux hommes avaient nié les accusations. Le 9 juillet, Abubakar Abba est revenu sur son plaidoyer de non-culpabilité, et ce lundi 20 juillet les deux prévenus ont finalement plaidé coupable. En application de l’article 274 de la loi nigériane de 2015 sur l’administration de la justice pénale, le juge Nwite les a condamnés à la prison à vie.

Un appel du DSS et un contexte judiciaire contrasté

Un responsable anonyme du DSS cité par l’agence nigériane de presse a déclaré que la peine à perpétuité était insuffisante au regard des crimes commis, confirmant la décision de l’institution de faire appel. Le Nigeria n’applique plus systématiquement la peine capitale depuis une dizaine d’années, même si des condamnations à mort ont encore lieu, comme celle en juin dernier d’un membre de Boko Haram reconnu responsable d’attentats à Maiduguri en 2015.

Le dossier illustre la difficulté des autorités à concilier répression des groupes armés et exigences procédurales dans un pays confronté à une pluralité d’organisations terroristes dans le nord et le centre.

Source initiale : RFI

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