Pourquoi certaines personnes voient des fantômes : explications scientifiques
Les récits de fantômes sont anciens et universels, mais des chercheurs en psychologie estiment que la plupart des expériences qualifiées de « paranormales » peuvent s’expliquer par des mécanismes cérébraux et environnementaux connus. Ces phénomènes sont subjectivement réels et parfois traumatisants, sans pour autant nécessiter une cause surnaturelle.
États limites du sommeil et paralysie
Beaucoup d’expériences surviennent dans des états de conscience légèrement altérés, notamment à la frontière entre sommeil et éveil (état hypnagogique). C’est là que la paralysie du sommeil peut apparaître : le corps « réveillé » mais le cerveau partiellement endormi, provoquant la sensation d’une présence et parfois de véritables hallucinations physiques.
Perception, paréidolie et traits psychologiques
La paréidolie — tendance à percevoir des motifs, comme des visages, dans le hasard — peut conduire à interpréter une ombre ou un mouvement comme un être. Certains traits, comme la « transliminalité » (une forte imagination, sensibilité artistique, rêves intenses), rendent certaines personnes plus susceptibles d’éprouver et d’attribuer du sens à ces perceptions. La dissociation, souvent liée au stress ou à la privation de sommeil, peut aussi donner l’impression qu’une part de soi est « autre », ressentie comme une présence indépendante.
Facteurs environnementaux et biais cognitifs
Des éléments physiques comme les infrasons (sons de très basse fréquence) ont été proposés comme facteurs aggravants — ils peuvent augmenter le stress ou l’irritabilité, sans toutefois être une cause unique. Enfin, des prédispositions culturelles et cognitives jouent un rôle : le biais de détection d’agentivité et le biais de confirmation poussent à interpréter des événements ambigus comme l’action d’un être intentionnel, et à retenir les éléments qui confirment une croyance préexistante (par exemple l’existence d’une vie après la mort).
En résumé, les expériences paranormales mobilisent souvent une combinaison d’états neurophysiologiques, de particularités psychologiques et d’indices environnementaux, ainsi que des cadres culturels qui orientent l’interprétation de ces expériences.
Source initiale : BBC


Laisser un commentaire