La Côte d’Ivoire lance un recensement national des plantations forestières
Face à l’effondrement de son couvert forestier depuis les années 1960, la Côte d’Ivoire a lancé un recensement national des plantations forestières et agroforestières. L’objectif : disposer d’une cartographie fiable des superficies plantées, mieux accompagner les producteurs et développer une filière bois moins dépendante des forêts naturelles.
Pourquoi recenser les plantations ?
Le pays est passé d’environ 16 millions d’hectares de forêts dans les années 1960 à près de 3 millions aujourd’hui. Pour répondre à la demande croissante en bois et limiter la pression sur les forêts naturelles, les autorités misent sur le développement de plantations dédiées.
Quels enjeux pour les producteurs et l’État ?
Le recensement vise à connaître précisément « ce qu’elles abritent et quel est leur potentiel ». Il doit permettre au gouvernement d’accompagner les propriétaires et de structurer la filière bois. Pour des investisseurs privés, ces arbres représentent un placement à long terme, mais leur protection jusqu’à maturité peut être difficile, notamment lorsque les plantations sont situées sur des parcelles riveraines où les populations coupent des arbres pour des besoins immédiats.
Les recommandations des acteurs environnementaux
Pour l’environnementaliste Souleymane Cissé, le recensement est une étape importante à condition qu’il soit suivi de réformes concrètes : promotion d’essences à croissance rapide et amélioration de la gouvernance du secteur, notamment via une meilleure traçabilité du bois. Ces éléments sont jugés essentiels pour que les plantations contribuent réellement à préserver les forêts naturelles.
Le recensement est ouvert à tous les propriétaires de plantations forestières et agroforestières, qui sont invités à s’enregistrer auprès des services des Eaux et Forêts de leur localité.
Source initiale : RFI




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