Madagascar : la société civile réclame « de vraies enquêtes » après deux décès inexpliqués
Deux nouveaux décès inexpliqués à Madagascar ont ravivé la peur et l’indignation dans le pays. Le corps d’une femme de 27 ans a été retrouvé le 21 juillet dans la région de Fianarantsoa, au lendemain de la découverte du corps d’un étudiant de 22 ans dans une rivière en périphérie d’Antananarivo. Leurs proches avaient signalé leurs disparitions via les réseaux sociaux.
Des voix exigeant des réponses
La société civile s’est élevée mardi pour dénoncer ce qu’elle estime être l’impuissance de l’État face à une vague de disparitions et de crimes observée depuis début juillet. Parmi les intervenants, des représentants de la jeunesse et des défenseurs des droits humains réclament des enquêtes sérieuses et transparentes, et demandent que les responsables soient identifiés.
Appels à l’État d’urgence sécuritaire et craintes de justice populaire
Mbolatina Raveloarimisa, engagée dans la défense des droits humains, a demandé au chef de la transition et à ses conseillers militaires de décréter un État d’urgence sécuritaire, jugeant les réponses gouvernementales « non proportionnelles » à la gravité de la situation. Elle a alerté sur le risque que, faute de confiance dans la justice, la population tente de se faire justice elle-même, avec le danger de dérives et d’atteintes à des personnes innocentes.
La promesse d’un rapport officiel
La Première ministre Mamitiana Rajaonarison a annoncé la présentation prochaine d’un rapport qui fera le point sur les cas de meurtres et de disparitions et sur les mesures prises par l’État pour contrer l’insécurité. Pour l’heure, les circonstances des deux derniers décès restent à éclaircir.
Source initiale : RFI




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