ONU et OMC exigent la fin du « pillage » des minerais critiques en RDC
À New York, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est penché, le 22 juillet 2026, sur l’exploitation des minerais critiques. À l’initiative de la République démocratique du Congo, les débats ont souligné la nécessité de mettre fin au « pillage » et d’améliorer la traçabilité et la transparence sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
Renforcer contrôles et coopération sur toute la chaîne de valeur
Le secrétaire général de l’ONU a appelé à stopper l’exploitation sauvage : « Plus d’exploitation ni de pillage », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’une coopération entre pays producteurs, pays de transit et pays consommateurs. « Les ressources naturelles sont souvent extraites dans un pays, transportées par un autre, transformées ailleurs, puis vendues sur les marchés mondiaux. Une action efficace doit couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, et non le seul lieu d’extraction. »
Le pillage dans l’est de la RDC mis en lumière
Les débats ont fait clairement référence au pillage des ressources minières dans l’est de la RDC, imputé par plusieurs rapports onusiens au groupe armé AFC/M23, présenté comme bénéficiant de soutiens extérieurs. La ministre des Affaires étrangères congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a plaidé pour que « les ressources naturelles ne soient plus les frontières de nos rivalités » et pour faire de ces richesses « les fondations de notre sécurité collective. »
Transformation locale et incitations : l’OMC prend position
Pour Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’OMC, la question n’est pas une fatalité : « La malédiction des ressources n’est pas une fatalité. Les incitations peuvent être réécrites. Extraction ou transformation ? Secret ou transparence ? Nos choix, vos choix, feront la différence. » Les intervenants ont ainsi mis en avant la transformation locale comme levier pour éviter que les minerais restent source de conflits et d’enrichissement illicite.
Les États-Unis ont rappelé les Accords de Washington signés il y a un an entre la RDC et le Rwanda, un processus aujourd’hui au point mort. Ils ont aussi mentionné des sanctions récentes visant des individus et réseaux profitant du conflit dans l’est congolais.
Source initiale : RFI




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