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Soudan : des soutiens étrangers renforcent l’armée, les civils paient le prix

10/27/2026 Par 0 commentaire
Soudan : le soutien militaire de puissances étrangères renforce l’armée, tandis que les civils paient le prix de la guerre

Chapô : Depuis avril 2023, la guerre au Soudan oppose les Forces armées soudanaises (FAS) aux Forces de soutien rapide (FSR). Des soutiens étrangers — logistiques, matériels et techniques — ont renforcé les capacités de l’armée, tandis que la population civile subit déplacements, faim et attaques à distance.

Des appuis extérieurs qui renforcent les capacités militaires

Plusieurs puissances régionales sont pointées du doigt pour leur rôle dans l’alimentation du conflit. L’Égypte, en raison de liens historiques avec l’armée soudanaise, est accusée d’avoir fourni renseignement, formation, équipements et assistance logistique. Des rapports ont aussi évoqué le déploiement de drones turcs sur une base égyptienne proche du Soudan.

La Turquie est associée à des livraisons de drones TB2 et de charges militaires, attribuées à l’entreprise Baykar et évaluées à au moins 120 millions de dollars selon une enquête. L’Iran aurait, via des liaisons aériennes liées au Corps des gardiens de la révolution islamique, livré des drones et d’autres équipements à l’armée soudanaise.

Quant à l’Arabie saoudite, son rôle est décrit comme diplomatique et logistique : Riyad entretient des relations étroites avec les dirigeants soudanais et son positionnement est souvent perçu comme favorable à l’armée.

Une population civile aux premières loges de la tragédie

Les transferts d’armements et l’appui technologique modifient le rapport de force sur le terrain et ont des conséquences directes pour les civils. Millions de personnes sont déplacées, des régions connaissent la famine et les infrastructures — hôpitaux, services essentiels — sont gravement touchées. Les familles déplacées manquent d’eau, de nourriture et de protection.

Une mission d’établissement des faits des Nations unies, en septembre 2026, a mis en garde contre l’impact des approvisionnements militaires étrangers et des technologies de combat. Son rapport indique que plus de 1 000 personnes ont été tuées par des frappes de drones au cours des cinq premiers mois de 2026 et relève de graves violations du droit international humanitaire, certaines pouvant constituer des crimes de guerre.

Rivalités régionales et perspectives de paix

Le conflit soudanais dépasse un affrontement interne : il reflète des rivalités régionales et internationales dont les soutiens extérieurs prolongent la capacité des belligérants à combattre. Tant que des acteurs extérieurs continueront de fournir armes, renseignements et logistique, la mise en œuvre d’une paix durable restera compromise et les civils risquent de demeurer les principales victimes.

Source initiale : senego.com

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