Ghana relance l’appel à l’Union africaine face aux violences xénophobes en Afrique du Sud
Le Ghana a de nouveau demandé à l’Union africaine (UA) d’inscrire à l’ordre du jour de son prochain sommet la montée des attaques xénophobes en Afrique du Sud, alors que des centaines de milliers d’étrangers ont quitté le pays ces dernières semaines.
Un appel renouvelé à l’UA
Jeudi 23 juillet, le président ghanéen John Mahama a déclaré avoir sollicité la Commission de l’UA pour que le sujet soit débattu lors du sommet prévu en février 2027. Selon lui, une discussion au niveau continental offrirait à l’Afrique du Sud une « tribune formelle et constructive » pour exposer son point de vue et travailler à une solution commune.
Une crise migratoire et diplomatique
Plus de 160 000 étrangers ont quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois, selon des recensements croisés cités par les médias. Ces départs, liés à des semaines de violences ciblant des migrants accusés de « voler » emplois et ressources, pèsent sur les relations entre Pretoria et plusieurs capitales africaines.
Des démarches juridiques et des tensions politiques
Deux ressortissants ghanéens ont saisi la Cour pénale internationale pour demander une enquête sur les « attaques xénophobes répétées » ; Pretoria a qualifié cette initiative d’« opportuniste ». Mahama a en outre critiqué la réaction sud‑africaine, estimant que les auteurs et les financeurs des violences restent trop souvent impunis, et a affirmé que l’UA devait se saisir du dossier pour préserver la solidarité et l’intégration africaine.
Le Ghana a par ailleurs reporté la visite du président sud‑africain Cyril Ramaphosa à Accra, dans un contexte diplomatique déjà tendu après le décès d’un ressortissant ghanéen — un fait que l’Afrique du Sud dit sans lien avec les manifestations anti‑migrants.
Source initiale : France 24




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